En 2024, le coût moyen par mille impressions sur Snapchat a augmenté de 18 % par rapport à l’année précédente, selon les données de Statista. Les annonceurs signalent une volatilité inédite des performances, tandis que certains formats publicitaires continuent d’attirer des audiences plus jeunes à grande échelle.
Les outils de ciblage s’affinent, mais les changements récents dans la politique de confidentialité d’Apple compliquent la mesure du retour sur investissement. Les marques testent de nouveaux leviers pour optimiser chaque euro investi, dans un environnement où la fidélité des utilisateurs reste difficile à garantir.
Snapchat en 2025 : mutation ou disparition annoncée ?
L’application au logo fantôme est face à un dilemme délicat : séduire la génération Z alors que TikTok siphonne l’attention à vitesse grand V. Snapchat 2025 intrigue et inquiète. La barre des 400 millions d’utilisateurs actifs mensuels a été franchie au premier trimestre, mais le rythme ralentit. L’engagement s’effrite, happé par la vague des vidéos courtes, domaine où la concurrence ne laisse aucun répit.
Sur Snapchat, les contenus n’ont jamais autant muté. L’algorithme impose sa loi, dictant le tempo et le style. Stories éphémères, lenses interactifs : la vidéo reste la colonne vertébrale de la plateforme. Pourtant, la machine s’essouffle. Un nombre croissant de créateurs jette l’éponge, préférant TikTok ou YouTube Shorts où la rémunération paraît plus limpide et les perspectives plus alléchantes.
Pour illustrer les défis actuels, voici quelques tendances marquantes :
- Engagement : la durée d’attention par contenu s’amenuise, obligeant Snapchat à revoir sa recommandation algorithmique pour retenir ses membres.
- Contenus : la plateforme multiplie les outils à destination des créateurs, mais la créativité brute et l’effet viral sont mieux récompensés ailleurs.
- Utilisateurs actifs mensuels : ce chiffre, surveillé de près par les investisseurs, devient le baromètre de la confiance dans un possible regain.
Pressée par la saturation du marché, l’application explore de nouveaux horizons : réalité augmentée, interactivité accrue, expériences inédites. Mais sans un sursaut d’engagement, le doute persiste. Snapchat saura-t-il surprendre ou se laisser distancer en 2025 ?
Quels formats publicitaires pour se démarquer sur la plateforme ?
Snapchat a revu sa copie côté publicité. Ici, impossible de capter l’attention sans miser sur l’immersion et l’interactivité. Les formats verticaux règnent sans partage : compacts, vifs, ils s’adaptent à la consommation mobile et aux réflexes de zapping. Les campagnes qui décrochent la palme du résultat misent sur la vidéo, à consommer en quelques secondes. L’animation, le motion design et la réalité augmentée font désormais figure de standards. Il s’agit de happer l’utilisateur dès le premier instant.
Voici les formats qui tirent leur épingle du jeu :
- Stories ads : glissées entre deux contenus organiques, elles épousent le rythme naturel de navigation. Les créations les plus performantes ne dépassent pas 10 secondes, souvent 6 suffisent.
- Filtres sponsorisés : ces outils immersifs invitent chacun à jouer avec l’image de la marque et à la partager dans son cercle. Humour, personnalisation et originalité sont les clés du succès.
- Contenu généré par les utilisateurs : lorsque la ligne entre publicité et création s’efface, l’engagement prend de l’ampleur. Les campagnes qui incitent à participer, via des défis ou des effets à tester, génèrent un bouche-à-oreille puissant.
Les marques qui s’imposent en 2025 l’ont bien compris : elles misent sur l’instantané, le format vertical, l’interactivité. Les ads qui marquent des points adoptent les codes natifs du réseau social, se fondent dans le flux pour ne pas casser le rythme. Celles qui innovent testent en permanence le bon dosage entre inventivité et efficacité, adaptant leur message à la vitesse d’évolution des usages.
Ciblage et personnalisation : les clés d’une campagne efficace
Sur Snapchat, viser juste et adapter le message en temps réel n’a jamais été aussi déterminant. Deux piliers se dessinent : un ciblage de plus en plus précis, une personnalisation menée tambour battant. Depuis 2024, l’application s’appuie sur une intelligence artificielle maison, capable de cartographier les comportements avec une acuité nouvelle. Les types de campagnes réseau se diversifient pour répondre à la fragmentation des audiences et à leur mobilité croissante.
Pour affiner leurs actions, les marques disposent d’un ensemble d’options sophistiquées : localisation, centres d’intérêt, tranche d’âge, affinités, mais aussi historique des interactions ou engagement auprès de certains créateurs. Le ciblage contextuel prend toute son ampleur pour toucher la cible dans un flux saturé de contenus générés par les utilisateurs. Les algorithmes scrutent les moments opportuns, ajustant en permanence la diffusion et la pression publicitaire.
La personnalisation s’impose comme la règle. Les campagnes les plus efficaces, sur Snapchat comme sur Instagram, sont celles qui savent s’adresser à chaque utilisateur avec une offre, une image ou un message taillé sur mesure. Les marques les plus agiles capitalisent sur les données de conversion pour affiner continuellement leurs messages. Les taux d’engagement s’envolent lorsque la proximité, l’humour ou la recommandation personnalisée s’invitent dans chaque interaction. Les stratégies gagnantes orchestrent avec précision la collaboration avec les créateurs et les influenceurs, qui prêtent leur crédibilité au message de marque, stimulent les discussions et transforment l’essai en ventes concrètes.
Mesurer le retour sur investissement : outils et bonnes pratiques à connaître
Sur Snapchat en 2025, la mesure du retour sur investissement n’est plus négociable. Les annonceurs s’équipent d’outils performants, conjuguant les statistiques internes de la plateforme et des solutions tierces. L’interface publicitaire de Snapchat, enrichie version après version, propose un suivi détaillé : taux de conversion, taux de clic, complétion vidéo, analyse par format et par segment d’audience.
Les marques croisent ces données avec les tableaux de bord Google Ads, ce qui permet de mieux cerner l’attribution des conversions. Cette lecture croisée aide à distinguer l’impact réel des campagnes Snapchat par rapport aux autres réseaux sociaux. La question de la vie privée reste centrale : Snapchat mise sur l’anonymisation, un consentement renforcé, et suit à la lettre les exigences des autorités.
Quelques réflexes s’imposent pour maximiser la performance :
- Fixez des objectifs précis : abonnement premium, mémorisation de marque, engagement ou conversion directe.
- Pilotez la performance mobile-first, car la quasi-totalité des usages se joue sur smartphone.
- Étudiez la finesse des conversions pour réajuster le ciblage et gérer le budget au plus juste.
Ceux qui tirent leur épingle du jeu sont ceux qui gardent un œil attentif sur les données et réagissent sans délai. Sur un réseau où le comportement des utilisateurs défie toute prévision, l’adaptabilité fait toute la différence. Snapchat 2025 n’attend pas, il bouscule, teste, se réinvente. Reste à voir qui saura saisir la vague, avant qu’elle ne disparaisse sous la prochaine marée numérique.

